Le 25 septembre, Microsoft a présenté la plus grosse mise à jour de Copilot depuis son lancement. L’application se découpe désormais en trois onglets : Home, Code et Autopilot.

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Satya Nadella parle d’un « nouveau système d’exploitation du travail ».

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Derrière la formule, il y a trois nouveaux usages et une nouvelle façon de payer. C’est la seconde qui va le plus peser sur votre budget. 😅

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On a lu l’annonce, la documentation et les premières analyses. Voici ce que ça change pour vos équipes 👇

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« Autopilot est un agent persistant, proactif et personnel, qui continue de travailler même quand vous ne le faites pas », écrit Jared Spataro, directeur marketing de Microsoft pour l’IA au travail (traduit de l’anglais).

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En bref

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  • Copilot devient une application en trois onglets. Home pour demander, Code pour fabriquer, Autopilot pour déléguer.
  • Home réunit le chat, Cowork et Office. Word, Excel et PowerPoint s’ouvrent et s’éditent directement dans Copilot.
  • Code permet à un non-développeur de créer un outil interne, un tableau de bord ou un widget, en décrivant ce qu’il veut.
  • Autopilot est un agent qui travaille sans vous. C’est le nouveau nom de Scout, présenté en juin.
  • La facturation se coupe en deux. Le chat reste au forfait par utilisateur, les agents passent au paiement à l’usage, en crédits Copilot.
  • Rien n’est encore ouvert à tous. Home et Code arrivent via le programme Frontier, Autopilot reste en préversion privée.

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Copilot devient une application en trois onglets

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Jusqu’ici, Copilot était un assistant qu’on interrogeait. Microsoft le range maintenant en trois espaces, chacun avec son rôle.

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Home pour demander, Code pour construire, Autopilot pour laisser un agent travailler à votre place.

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Les trois onglets du nouveau Copilot : Home pour demander, avec le chat à la licence et Cowork aux crédits ; Code pour fabriquer des outils, aux crédits ; Autopilot pour déléguer à un agent, aux crédits.
Les trois onglets du nouveau Copilot, et ce qui se paie à part.

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Chaque onglet a aussi son mode de facturation, et c’est là que se joue le budget.

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Home : le chat, Cowork et Office au même endroit

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Home est la nouvelle page d’accueil. Vous y retrouvez vos échanges récents, des suggestions, et le travail laissé en cours.

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Un sélecteur bascule entre deux modes. Chat sert aux questions rapides et aux brouillons. Cowork prend en charge une tâche longue de bout en bout : Microsoft cite une réponse à appel d’offres, un kit de lancement ou un dossier de clôture financière. Nous avions décrit ce mode de délégation chez Anthropic avec Claude Cowork : Microsoft reprend le nom et l’idée.

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Autre changement : Office arrive dans Copilot. Le document produit est un vrai fichier Word, Excel ou PowerPoint, modifiable et partagé en direct avec l’équipe. PowerPoint applique la charte de l’entreprise, Excel affiche les modifications faites par l’IA et leur raison.

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Capture de l’onglet Home du nouveau Copilot : menu latéral, zone de saisie avec le sélecteur Chat ou Cowork et suggestions.
L’onglet Home, avec le sélecteur Chat ou Cowork sous la zone de saisie. Capture : Microsoft.

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💡 Pour comprendre : jusqu’ici, Copilot vous rendait un texte à coller dans Word. Désormais, il travaille directement dans le fichier, comme un collègue qui ouvre le même document que vous.

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Code : fabriquer ses propres outils sans être développeur

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Code vise ceux qui ont besoin d’un petit outil rapidement. Un contrôleur de gestion qui veut un tableau de bord du pipeline par région, un responsable des opérations qui veut un suivi de stock.

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Vous décrivez l’outil en langage courant, Copilot l’écrit. Microsoft annonce des widgets de bureau, des tableaux de bord interactifs et des applications internes hébergées dans le cloud.

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Le moteur est le même que celui de GitHub Copilot. L’outil tourne dans un environnement isolé, Copilot Managed Runtime, à l’intérieur de votre environnement Microsoft 365. Ce qu’un non-développeur fabrique ne touche donc pas directement vos systèmes de production.

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Capture de l’onglet Code du nouveau Copilot : une demande de tableau de bord du pipeline par région, avec le modèle GPT-6 Astra sélectionné.
L’onglet Code : une demande en langage courant, ici un tableau de bord du pipeline par région. Capture : Microsoft.

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💡 Pour comprendre : Code, c’est un peu les macros Excel version 2026. Chacun peut se bricoler un outil. Et comme pour les fichiers Excel critiques, il faudra savoir qui le maintient quand son auteur change de poste.

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Autopilot : l’agent qui continue quand vous êtes parti

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Autopilot est la pièce la plus nouvelle. Microsoft l’avait présenté le 2 juin sous le nom de Scout.

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C’est un agent persistant. Vous lui donnez un nom, un rôle et un objectif, et il travaille en continu dans le cloud, y compris quand vous êtes déconnecté. Il surveille des canaux Teams, relance des fils de discussion, exécute des tâches récurrentes et reprend un projet plusieurs jours après.

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L’exemple de Microsoft : piloter toute une revue fournisseurs, de la prise de rendez-vous aux relances après réunion.

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Côté sécurité, chaque agent a sa propre identité dans l’annuaire de l’entreprise (Microsoft Entra), et chacune de ses actions est rattachée à un responsable connu. Les actions sensibles peuvent exiger une validation humaine. L’accès à une boîte mail ou à un agenda demande un compte et une licence supplémentaires.

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Capture de l’onglet Autopilot du nouveau Copilot : vue d’ensemble, routines, sessions de l’agent et fil des actions réalisées dans la journée.
L’onglet Autopilot : les routines de l’agent et le fil de ce qu’il a fait dans la journée. Capture : Microsoft.

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💡 Pour comprendre : Home, c’est un assistant à qui vous parlez. Autopilot ressemble davantage à un stagiaire à qui vous confiez un dossier pour la semaine. Il a son badge, son bureau, et il vous rend des comptes.

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Jacob Andreou, vice-président exécutif chez Microsoft, reconnaît lui-même, d’après DevX, que cette autonomie peut être « absolument terrifiante » pour un administrateur informatique.

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La facturation à l’usage, le changement qui pèse le plus

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Pour une entreprise, la nouveauté la plus lourde se lit dans le contrat : Copilot ne se paie plus seulement par siège.

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La licence par utilisateur, à prix fixe, couvre le chat, Copilot dans Word, Excel, PowerPoint, Outlook et Teams, et le choix du modèle. Les crédits Copilot, payés à l’usage, couvrent Cowork, Code, Autopilot et les modèles les plus puissants, comme GPT-6 Astra et Fable.

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Dans la licence : le chat, Office dans Copilot et le choix du modèle. Payés à l’usage : Cowork, Code, Autopilot et les modèles phares. La licence coûte 26 euros par utilisateur et par mois, le crédit 0,01 dollar.
Ce qui reste dans la licence, et ce qui passe au paiement à l’usage.

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D’après LeMagIT, la licence de base est à 26 euros par utilisateur et par mois. La documentation Microsoft affiche le crédit Copilot à 0,01 dollar en paiement à l’usage. En revanche, aucun barème public ne dit encore combien de crédits consomme une tâche Cowork ou une journée d’Autopilot.

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Le risque est simple à formuler. Un agent qui tourne en continu consomme en continu, et aucun plafond par siège n’arrête la dépense.

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Microsoft a prévu des garde-fous : des budgets par entreprise, par groupe et par utilisateur, des demandes de crédits soumises à validation, et la possibilité de réserver les modèles les plus chers à certaines équipes. Chaque utilisateur voit sa consommation et son solde.

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Gartner, cité par LeMagIT, résume le dilemme : la licence devient plus simple, mais l’investissement augmente, avec des coûts d’usage difficiles à prévoir. C’était déjà la question posée quand une partie des utilisateurs refusaient de payer Copilot.

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💡 En clair : la licence, c’est l’abonnement de téléphone. Les crédits, c’est le hors-forfait : il faut quelqu’un pour regarder la facture chaque mois.

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Ce que ça change, métier par métier

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Les exemples de Microsoft dessinent trois usages. Chacun correspond à un onglet.

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Le nouveau Copilot équipe par équipe : la finance utilise Cowork et Code pour la clôture et les tableaux de bord, les achats confient la revue fournisseurs à Autopilot, les opérations et RH créent leurs outils avec Code.
Quel onglet sert à quoi, selon le métier.

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Pour une équipe finance : le dossier de clôture et le tableau de bord.
Un contrôleur de gestion passe plusieurs jours par mois à consolider des fichiers. Cowork peut assembler le dossier dans un vrai classeur Excel, avec le suivi des modifications, et Code transformer un export récurrent en tableau de bord. Commencez par un reporting interne déjà maîtrisé.

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Pour une équipe achats : la revue fournisseurs confiée à Autopilot.
C’est l’exemple choisi par Microsoft. L’agent tient le calendrier, prépare les dossiers et relance après chaque réunion. L’acheteur garde la négociation. Testez sur cinq fournisseurs non stratégiques, et définissez ce que l’agent peut envoyer sans validation.

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Pour les opérations et les RH : les petits outils qui manquaient.
Un suivi des arrivées, un formulaire de demande de matériel : ces outils attendent souvent des mois dans la file de la DSI. Avec Code, le responsable métier les décrit et peut les obtenir dans l’après-midi. Décidez dès le départ qui les maintient.

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Chaque génération consomme des crédits. Mesurez sur un mois avant de généraliser.

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C’est ce qu’on voit en formation : les équipes avancent quand elles partent d’une tâche précise 💡 C’est tout le principe de notre guide pour former vos équipes à Microsoft Copilot.

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Comment préparer votre entreprise

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Rien n’est ouvert à tous aujourd’hui. Vous avez quelques semaines pour vous préparer.

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Trois étapes avant Ignite : faire l’état des lieux des licences, fixer les plafonds de crédits, former puis tester une tâche par onglet.
Trois étapes avant les barèmes définitifs.

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Faites l’état des lieux de vos licences. Qui a Copilot aujourd’hui, et qui l’utilise vraiment ? Selon DevX, Microsoft compte 30 millions de sièges payants, environ 7 % de sa base commerciale.

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Demandez l’accès au programme Frontier si vous voulez tester Home et Code avant les autres.

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Désignez un responsable du budget IA. Avec la facturation à l’usage, la dépense Copilot devient un poste variable, comme le cloud.

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Paramétrez les plafonds avant d’ouvrir les agents. Budget par groupe, validation des demandes de crédits, modèles réservés : tout se règle dans la console d’administration.

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Formez, puis testez une tâche par onglet. Un utilisateur qui cadre mal sa demande consomme plus de crédits pour un résultat moins bon.

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À retenir

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  • Copilot se range en trois onglets : Home pour demander, Code pour fabriquer, Autopilot pour déléguer.
  • Office entre dans Copilot. Les documents produits sont de vrais fichiers, modifiables à plusieurs.
  • Autopilot travaille seul, avec sa propre identité. Ses actions sont tracées et peuvent exiger votre validation.
  • Le forfait ne couvre plus tout. Cowork, Code et Autopilot se paient à l’usage, en crédits.
  • Personne n’a encore publié de coût réel par tâche. Mesurez sur un pilote avant de généraliser.
  • Rien n’est ouvert à tous aujourd’hui. Vous avez quelques semaines pour vous préparer.

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Sources